Vous choisissez votre pendentif le matin, souvent en dernier, une fois habillée. Vous connaissez donc les deux scénarios classiques : la chaîne tombe sur la couture du décolleté, ou le tissu la recouvre au premier mouvement. Un collier ne se juge pas seul, tout dépend de la ligne qu’il souligne, et cette ligne, vous l’avez fixée bien avant de sortir le bijou.
Les longueurs de collier, du ras-de-cou au sautoir
Les colliers vendus se répartissent en quatre longueurs. Le ras-de-cou, 40 à 42 centimètres, se pose à la base du cou. Le collier princesse, 45 centimètres, descend juste sous la clavicule. Le collier matinée, 50 à 55 centimètres, atteint le haut du sternum. On parle de sautoir au-delà de 70 centimètres.
Le geste n’est pas celui du tour de poignet : partez du creux du cou et laissez le ruban tomber jusqu’au point où vous voulez voir le pendentif. Le chiffre que vous lisez est la longueur à commander, fermoir compris. Notez-le, il ne changera plus.
À décolleté identique, le soutien-gorge ne place pas la poitrine au même endroit
Le décolleté vient de la coupe du vêtement, et il ne bouge pas. La hauteur de la poitrine à l’intérieur, elle, dépend entièrement de ce que vous portez dessous. Avec un triangle sans armature, la poitrine reste basse et le V s’ouvre franchement. Un balconnet la remonte et l’arrondit, et la pointe du V se referme. Une brassière de sport l’aplatit contre le torse, et la ligne devient horizontale.
C’est là que se joue le choix de la chaîne. Sur un V ouvert et bas, un collier princesse de 45 centimètres descend dans le creux sans toucher le tissu. Avec un balconnet, la même chaîne arrive pile sur le bord du décolleté et se voit mal. Avant de comparer les modèles de soutien-gorge femme, faites la liste des décolletés que vous portez le plus souvent, parce que le choix de la forme conditionne vos longueurs de chaîne. Quand vous portez une brassière de sport, vous êtes plus tranquille avec un ras-de-cou ou un vrai sautoir : une chaîne de longueur intermédiaire retombe sur le tissu plutôt que sur la peau.
Essayez la chaîne devant un miroir, avec le haut que vous comptez porter : son tombé ne se voit pas autrement.
Superposer deux colliers : cinq centimètres d’écart au minimum
Deux chaînes de longueur voisine se croisent et s’emmêlent toute la journée. Gardez cinq centimètres d’écart, sept si les pendentifs sont volumineux. La plus courte s’arrête au-dessus du décolleté, la plus longue tombe en dessous, et la ligne du soutien-gorge reste le repère.
Or, argent, fantaisie : ce qui reste contre la peau toute la journée
Vous gardez un collier sur vous du matin au soir, souvent sans y penser. Le titre du métal se lit sur le poinçon de garantie, une marque apposée par l’État : 750 millièmes pour l’or vendu sous l’appellation 18 carats, et 375 millièmes au minimum pour qu’un bijou soit vendu comme or.
Sur un bijou fantaisie, c’est le nickel qui pose problème. La réglementation fixe un taux de libération maximal pour tout ce qui reste en contact prolongé avec la peau, colliers compris, et le vendeur doit pouvoir en prouver le respect. Si votre chaîne noircit la peau après une journée, vous avez votre réponse avant même de lire l’étiquette.

